QUESTION 1
Monsieur le Maire mes cher(e)s collègues ,
Vous nous demandez ce soir d’arbitrer un conflit qui ne concerne en rien le groupe des élus socialistes mais votre majorité uniquement.
Pourquoi ce conflit ?
Il s’inscrit dans un règlement de compte personnel et politique suite à l’élection régionale.
Pour l’histoire, vous avez voulu, M le Maire, être candidat au titre du Modem, ce que la presse a relaté. Mais vous n’avez pas réussi à obtenir votre investiture. Cette velléité était d’ailleurs en complète contradiction avec vos engagements pendant la campagne municipale, car vous vous étiez engagé par écrit à être l’homme d’un seul mandat, et deux ans après, vous changez déjà d’avis. D’ailleurs vous changez toujours d’avis en fonction de l’environnement ou de votre interlocuteur du moment.
Il convient de rappeler que votre parcours est marqué par des appartenances politiques multiples et successives à droite, au Parti Radical Valloisien de M Hénart député de la majorité présidentielle, puis à l’UDF, puis à l’UMP, pour vous engager ensuite au Modem.
Votre inconstance politique à droite marque le terreau du conflit actuel.
Votre alliance circonstancielle à l’élection municipale sans projet pour notre ville avec votre 2ème adjointe actuelle Mme CHRISMENT éclate aujourd’hui en raison également de votre méthode de gouvernance.
La maltraitance démocratique est votre méthode de gouvernance avec les élus socialistes depuis deux ans, qui s’est traduite par exemple par l’absence d’invitations à de nombreuses réunions publiques organisées par la ville, par le vote de la restriction de l’expression du groupe socialiste dans les magazines municipaux réduite à 1/6ème de page, soutenue par l’ensemble de votre majorité et bien sûr votre fidèle deuxième adjointe.
Cher(e)s collègues, cette maltraitance démocratique s’applique aujourd’hui à votre propre majorité par le limogeage proposé à nos voix d’une adjointe dont notre groupe ne partage pas les mêmes valeurs politiques certes, mais demain cette méthode s’appliquera à un ou une autre élu(e). Nous ne partageons pas cette vision des femmes et des hommes qui s’investissent pour l’intérêt commun et ceci malgré nos différences politiques.
Enfin, dans votre règlement de compte, vous prenez en otage les familles les plus fragilisées de notre commune en annulant le dernier Conseil d’Administration du C.C.A.S. qui devait avoir lieu le 16 mars dernier. Pendant ce temps les familles ne voient pas leurs problématiques financières et sociales solutionnées. Je rappelle que c’est Mme Chrisment qui en est la Vice Présidente. Pourtant, je peux affirmer que cette enceinte n’a jamais fait l’objet de tension politique.
Comme je l’ai rappelé, ce conflit est politique et personnel et les élus socialistes ne seront pas les arbitres de cette mise à mort politique par le fait du prince.